Si vous aviez un mot à dire au sujet du développement d’Hochelaga-Maisonneuve, vous diriez quoi? Qu’il manque de commerces? Que c’est malpropre? Qu’un peu plus de gazon ferait du bien? Je suis certain que vous avez une panoplie d’idées, tout comme moi, pour redonner vie à notre coin de l’île. L’opération populaire d’aménagement (OPA), regroupe des citoyens du quartier ainsi qu’une panoplie d’organismes communautaires qui ont des idées et qui se sont mis ensemble pour les faire monter aux élus et instances décisionnels. L’exercice en soi est une excellente idée, car après tout, qui de mieux pour suggérer des changements et améliorations au quartier que ceux et celles qui y habitent.
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L’OPA tenait sa première soirée d’information mercredi dernier au CCSE Maisonneuve (l’ancien bâtiment du Marché Maisonneuve), où un près d’une quarantaine de citoyens était présent. L’objectif de la soirée n’était pas de consulter et échanger, mais plutôt de dresser la table pour les activités futures de l’OPA – une courte conférence sur l’histoire de l’ancienne ville de Maisonneuve nous été offerte par l’Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve, ainsi qu’une présentation du Comité BAIL. On nous a par la suite expliqué les démarches futures de l’OPA, les activités à venir et nos « devoirs » - c’est-à-dire un exercice impliquant des cartes de l’est du quartier. En gros, une soirée courte, mais intéressante tout de même.
Une mixité intéressante
J’appuierai toujours la diversité sociale et économique d’un quartier. Hochelaga-Maisonneuve est très similaire à mon ancien quartier de Ste-Cécile à Trois-Rivières où se côtoyaient propriétaires, locataires, résidents d’HLM, gens de la classe moyenne-haute, de la classe moyenne-basse et tout ce monde-là s’entendaient bien ensemble. Je crois par contre qu’HM a un peu de travail à faire encore à ce niveau. La relation semble de plus en plus tendue et je l’ai fortement senti hier soir.
À la simple mention du mot « condo », on entendait des huées de la part de certains participants. Lorsqu’un animateur de la soirée osait prononcer « développeurs immobiliers », quelques « Boooooo », résonnaient dans la salle. Étais-je le seul dans la salle qui ne voyait pas ces mots comme synonymes pour Diable lui-même ? J’ai eu l’impression que oui.
Soyons clairs, je crois à l’importance du logement social. Mais je ne veux pas vivre dans un ghetto uniquement composé de logements sociaux. Je crois qu’il est possible de développer le quartier tout en exploitant des propriétés privées, des appartements privés, des unités locatives, des logements sociaux, des coopératives et n’importe quelle autre sorte de logement (sauf les crack house, bordels et taudis). Chacun apporte une contribution au quartier.
Mais clairement ce soir là à l’OPA, la coopérative et les logements sociaux étaient maîtres et rois de la soirée. Où étaient les propriétaires, jeunes familles et développeurs du coin qui réclament des belles rues et des ‘tits cafés ? Occupés j’imagine.
Une partie de mon boulot consiste à donner des conseils en communication à mes patrons, si j’étais à l’emploi d’un développeur immobilier dont les projets se situent de plus en plus dans le quartier, j’aurais probablement suggéré à mon patron, ou du moins à quelqu’un de la boîte d’y être. Pas pour espionner, mais pour prendre le pouls de la communauté et tisser des liens. La non-implication communautaire, quand on est une grosse entreprise qui s’implante dans un quartier, ça n’a pas de sens. Il ne faut pas se gratter la tête si l’on fait face à un mur lorsqu’arrive le temps de proposer des nouveaux projets…
Visons à venir
Au cours d’un miniéchange, un des participants s’est exprimé au sujet de la rue Sainte-Catherine-Est : « Y’on mis des coins de rue trop large, ça enlève des stationnements, c’est pour ça qu’y a plus de commerces. Qu’ils enlèvent les coins de rue! » J’ai adoré ce commentaire parce qu’il démontre deux facteurs importants : on explique parfois mal les projets aux citoyens et le changement fait peur.
Contrairement à monsieur, je suis content des changements en cours sur la Sainte-Catherine. J’ai hâte de voir les coins de rue asphaltés disparaître et de voir apparaître des coins fleuris, verts et des supports à vélo en profusion. Bon, bien entendu il manque les commerces, mais, petit à petit il semble y avoir un regain d’intérêt… ça, c’est porteur d’espoir.
Les organisateurs de l’OPA nous ont remis des cartes géantes de l’est du quartier – essentiellement, l’ancienne ville de Maisonneuve. Notre devoir consiste à tracer des chemins que nous empruntons, des suggestions d’aménagement et ensuite, remettre le tout au CDLC qui eux, j’imagine, compilera les données et suggestions. Si voyez donc un barbu avec ses grandes feuilles blanches se promener sur votre rue le weekend, il y a fortes chances que ce soit moi.
J’ai surtout hâte d’entendre les suggestions et commentaires lors de l’assemblée générale de l’OPA qui se tiendra le 23 mai prochain à l’ASPEC (1670 Desjardins). C’est réellement à ce moment-là que les visions futures et les commentaires au sujet du quartier seront partagés.
À noter qu’il a d’autres événements organisés dans le cadre de l’OPA – une marche de soir est organisée le 30 mai (rendez-vous à 20 h 30 au Cap Saint-Barnabé) et puis finalement, le weekend de l’OPA, le 9-10 juin prochain, où des experts en matière d’aménagement seront sur place et animerons, à ce que j’en comprends, des ateliers.
Le processus semble long, un peu répétitif parfois, mais tout de même intéressant. Je vous suggère quand même, si le développement d’Hochelaga-Maisonneuve vous intéresse moindrement, de considérer une participation à ce projet. Quelques heures pour échanger avec vos voisins, pour rêver à notre quartier du future, pour comprendre où nous en somme aujourd’hui pour s’assurer que demain soit encore mieux.
Epic! trouvé près du Super C, Pie-IX.
Vous cherchez un nouveau nid pour vous et votre famille ? Besoin d’un peu plus de place pour les enfants et le chien ? Offrez-vous la Caserne Létourneux, ce bijou architectural, témoin d’une autre époque, pour la modique somme de 3 250 000.00$ (taxes en sus.).

Avant d’habiter à Montréal, je passais souvent sur la Notre-Dame pour me rendre directement au centre-ville. Je me disais continuellement les trois choses suivantes : « C’est bin mal fait cette route », « Regarde, un parc à chiens! On n’a pas ça à Trois-Rivières » et puis « C’est quoi cette bâtisse là? (en parlant de la Caserne) ». Depuis, la Notre-Dame n’a pas réellement changée, toujours aussi bossue et laide, le parc à chiens qui m’impressionnait – et bien je le fréquente quotidiennement et puis finalement, j’ai appris à connaître les origines de la Caserne. Elle m’impressionne d’ailleurs toujours aujourd’hui.
Propriétaires actuels de la bâtisse, le Théâtre sans fil (TSF) n’est plus en mesure d’entretenir la Caserne qui lui avait été cédé par la ville de Montréal en 2000 et puis rénovée à grands coups en 2003 par Québec et la ville. La magnifique construction de 1914, quasi unique en son genre à Montréal, est donc disponible pour qui donc a un peu de change dans ses poches pour l’acquérir. Elle est où la super boîte de jeux d’ordinateurs ou la firme d’architectes qui se cherche un nouveau bureau qui pourra la sauver ?
La vente de la Caserne soulève un problème important dans Hochelaga-Maisonneuve; quel est notre patrimoine bâti ? Nous sommes entourés de beaux édifices, de parcs et d’ouvres d’art, malgré l’état lamentable de certains, ce n’est pas parce qu’on est dans Hochelaga qu’on ne peut pas être entourés d’un paysage meublé esthétiquement intéressant.
En situation similaire à celle de la Caserne, on retrouve l’Église Très-Saint-Nom-de-Jésus (TSNJ) au coin de Desjardins et Adam, qui tranquillement semble se décomposer sous nos yeux. L’asphalte devant l’église (qui serait bien mieux remplacé par du gazon) est complètement détruit, les vandales et leurs graffitis lui donne un look trash, les grillages sur les marches ajoutent la cerise sur le Sundae. Selon l’Atelier d’histoire de Hochelaga-Maisonneuve : « Actuellement le comité de sauvegarde maintien son attention sur la protection de l’église. Des démarches sont en cours pour faire avancer le dossier, mais il y a peu de résultat pour le moment. » Pas encourageant.
Une autre chance
Je marche régulièrement sur Sainte-Catherine avec Penny, mon adorable chienne, et je remarque toujours les différents projets qui se développent sur la rue. Oui, je suis du genre à aller lire le permis de construction / rénovation collé à la vitrine, tellement je suis curieux. Mais depuis l’an dernier, je me souciais d’une bâtisse particulière, entre Dézéry et Préfontaine situé au 3167 Ste-Catherine-Est, qui semblait abandonnée. L’édifice en question, haut de trois étages, avec de la magnifique brique rouge et des grandes fenêtres archées, avait probablement vue de plus beaux jours. Je me suis demandé, pourquoi quelqu’un n’y fait pas quelque chose ? Et bien voilà, des développeurs la transforme maintenant en édifice à condos, tout en respectant l’aspect architectural original et intéressant du bâtiment. Voilà de quoi être heureux.
Attention, j’entends déjà ceux et celles qui crient « D’la marde ! Allez-vous faire voir avec vos condos de merdre! » Bien, je comprends. Par contre, le développement économique et social d’un quartier comme Hochelaga-Maisonneuve (je sonne un peu capitaliste mais honnêtement je suis loin de l’être) passe par l’influx d’investissements locaux. Les nouveaux propriétaires achètent des résidences, paient des taxes, font leur épicerie à l’épicerie du coin, investissent dans la maintenance de leurs résidences (ce qui en retour donne une fière allure au coin; rehaussant le sentiment d’appartenance), demandent des parcs propres, des rues propres, ils fréquentent les resto et café qui sont près, ils en ouvrent même parfois, bref, que vous soyez pour ou contre le développement immobilier ou l’influx de nouveaux résidents, on ne peut pas s’empêcher de se demander qu’est-ce que le quartier serait sans ?
Le patrimoine d’un quartier c’est également ses résidents. Oui, c’est vrai. Alors harmoniser la préservation du patrimoine bâti, le développement immobilier et économique, l’aspect social et la faune diversifiée qu’est celle des résidents du quartier, demeure une mission intéressante qui est loin d’être terminée. La clef du succès réside, je crois, à embarquer tout le monde dans le même bateau.
L’arrondissement semble faire quelques efforts, le quartier reflète dans certains coins, une allure bien plus fière qu’avant. En deux ans, j’ai été témoin de nombreux petits et grands gestes qui me donne le goût de continuer à y vivre…même si je mets parfois le pied sur une crotte de chien laissé sur le trottoir.
Imaginez un parc Morgan rempli, plein de gens du quartier et d’ailleurs, de bonne humeur, des enfants qui s’amusent dans les jeux, des adultes qui jasent en prenant un café et des puces. Non, pas les petites bébittes mais plutôt une panoplie de gogosses et de trucs faits à la main ou trouvés dans le fond de votre garde-robe.
Un peu comme le Grand Débarras, mais à tous les samedi ou dimanche matins au cours de l’été et de l’automne, l’évènement “Puces Morgan” serait un must pour les amateurs de marché aux puces rempli du meilleur de notre kitsch, rétro, homemade et antique. Un marché plein air accompagné des kiosques de bouffe et de café pour accompagner les visiteurs dans leur tournée des tables.
Un mélange du marché des antiquaires en plein air si populaire à Hudson et dans les Cantons de l’Est et du marché aux puces géant de Saint-Eustache mais en plein milieu d’un des quartiers les plus up-coming de Montréal.

Imaginons que la SDE prenne en main la réservation des tables/espaces, une somme modique pour couvrir les coûts généraux; l’arrondissement accepte que l’endroit soit occupé et puis voilà, amusons-nous, achetons des trucs amusants et donnons vie à ce pauvre parc qui en a tant besoin.
Il faut occuper notre espace communautaire. Il faut donner vie à notre quartier. Il faut créer des occasions pour permettre à nos voisins de se rencontrer, de permettre aux autres habitants de l’île de nous rencontrer et leur faire découvrir notre coin.
Pensez aux retombées possible - en venant dans le quartier pour flâner aux Puces Morgan, les visiteurs iront prendre un lunch avant ou après dans le coin, ils se rendront faire quelques courses au marché Maisonneuve avant de rentrer à la maison, ils découvriront une petite boutique éco ou rétro pas loin…L’influx de visiteurs dans le quartier serait un moteur économique intéressant pour supporter les efforts déjà en place.
…ceci n’est pas un rêve si fou, c’est très réalisable avec une bonne dosse de volonté.
Un C.A. pourrait être mis en place pour décider d’un calendrier d’animation, de règlements, pour décider la cotisation, analyser les commentaires/plaintes et entretenir la liaison avec l’arrondissement, les vendeurs, les citoyens, etc.
Pensez-y et allons-y avant qu’un autre arrondissement le fasse. On mérite nous aussi d’être une destination, de mettre de l’avant des talents créateurs d’ici, des gens d’ici, des gogosses d’autrefois et le plaisir qu’on a de vivre dans notre quartier.
Coin De La Salle et Lafontaine, Hochelaga-Maisonneuve.
Un combat qui dure depuis longtemps dans le quartier. Mais est-ce réellement un “combat” ? Il y a bien plus pire à Montréal comme exemple d’oppression ou gentrification; Hochelaga-Maisonneuve semble faire des efforts pour que le développement et la revalorisation du quartier se fasse en harmonie, tout en respectant ceux et celles qui habitent depuis bien longtemps - sans négliger le fait qu’une nouvelle génération de résidents y habitent maintenant.
Serons-nous capable de vivre ensemble ? Serons-nous en mesure de se respecter mutuellement ? Pour l’instant, ça reste à voir.
L’arrondissement MHM adoptera sous peu un plan pour la propreté dans le quartier, sans trop savoir ce qui est inclus dans le plan (les suggestions dépendront des budgets et ressources disponibles), voici une grosse suggestion: incluons le citoyen.
Ayant grandi à Toronto, j’ai souvenir de mon père et de nos voisins qui gardaient le trottoir propre. L’hiver, ils enlevaient la neige et la glace, l’automne on ramassait les feuilles, l’été on balayait, bref, les trottoirs devant les maisons étaient toujours bien entretenus. Je n’habitais en banlieue, même pas dans un quartier chic, à vrai, mon quartier situé entre les rues Dupont et Davenport, près de la rue Dufferin, était très similaire à HoMa. Mais les résidents, déterminés à garder le quartier propre, y mettaient de leur temps et les efforts nécessaires.

Bien entendu, dans un ville comme Montréal et même dans une province comme le Québec où le citoyen s’attend à ce que l’État s’occupe de tout, demander aux résidents d’un quartier d’entretenir au minimum le trottoir devant leurs résidence s’avère, j’en suis certain, une tâche difficile.
Le locataire dira que c’est la responsabilité du propriétaire. Le propriétaire dira que c’est la responsabilité de l’arrondissement. L’arrondissement dira que c’est à la ville centre de lui donner plus de budget pour le nettoyage. La ville centre dira que c’est la faute du gouvernement provincial qui ne lui donne pas les pouvoirs ou les fonds nécessaires. En bout de ligne, un problème qui pourrait être réglé simplement, mais qui se complique par le pointage du doigt entre les acteurs impliqués; du citoyen aux politiciens.
Responsabilisons le citoyen d’Hochelaga-Maisonneuve.
Je suggère donc que les règlements d’arrondissement inclus les points suivants:
- Les propriétaires d’immeubles deviennent responsables de faire enlever les graffitis sur leurs bâtiments (résidentiels et commerciaux) dans un délais respectable (30 jours) après leur apparition (ou après l’émission d’un constat).
- Le nettoyage du trottoir immédiatement devant une résidence devient la responsabilité de l’occupant (locataire ou propriétaire, commerce ou résidence privée)
- L’arrondissement détiendra le pouvoir d’émettre un constat d’infraction relatif à la propreté d’un terrain, d’une façade ou selon les traces d’impropreté excessive (ex: mégots de cigarettes devant un commerce, bar, terrasse).
Les points suggérés semble un peu “hard” peut-être pour des résidents habitués à recevoir des services plutôt que de participer à la revalorisation du quartier.
MHM se distingue par le nombre important de regroupements sociaux, de services sociaux et d’organismes communautaires qu’on y retrouve. L’implication citoyenne fait partie de la communauté - l’arrondissement doit règlementer pour voir des actions, malheureusement, c’est le seul moyen.
Bien entendu, une campagne de communication sociale, instructive, bien détaillée pour expliquer les objectifs des nouveaux règlements pourra aider à faire comprendre la nécessité des nouvelles obligations aux citoyens. Ce ne sera pas facile, mais c’est nécessaire je crois si l’on désire voir un jour, notre quartier s’épanouir pleinement.
via adambemma
Montréal, tales of gentrification in a bohemian city is about the effect of condo development and gentrification in Montréal. Many former working class and low-income communities across the city are being transformed by large-scale urban development, which affects many residents. Distinct neighbourhoods such as Shaughnessy Village, Saint-Henri, Griffintown, Pointe Saint-Charles, Parc-Extension and Hochelaga-Maisonneuve are being targeted to become more like Montreal’s most well known district, Plateau Mont-Royal.
Arrêt de bus on Flickr.
Je suis toujours très heureux de découvrir des nouveautés dans le quartier, encore plus quand j’en entends parler depuis bien longtemps. Arrêt de bus, situé dans l’ancien local du Bistro In Vivo, n’a rien à voir avec l’ancien locataire. Traiteur, comptoir à lunch et excellent bouffe style bistro pas compliquée et délicieuse, Arrêt de bus est un ajout plus qu’apprécié à la rue Ste-Catherine-Est.
Le décor moderne qui mélange bien l’acier et le bois est plutôt minimaliste en terme de design mais très agréable comparativement à plusieurs autre restaurants du coin qui se limitent aux fleurs en plastique sur les tables.
Le service attentionné du personnel a rendu notre visite encore plus plaisante.
La bouffe…Yumm ! Je me régalé avec les mini-burgers à la viande fumée accompagnés d’une salade aux pâtes. Un excellent petit repas, parfait pour un souper rapido et surtout sous la barre de 12$.
Le choix de bières et de vin est un peu limité ainsi que le choix de desserts. Mais en général, je suis plus qu’heureux de ma visite à l’Arrêt de bus. J’y retournerai avec plaisir !

