HoMa n’est pas le premier lieu qui vient nécessairement en tête lorsqu’on pense à un lieu de création et de diffusion des arts. Oui, il y a des artisans locaux, les musiciens aux talents cachés, les rappeurs aux culottes trop grandes et les peintres de murales, mais honnêtement, c’est pas exactement le lieu de prédilection des artistes ici.
Je ne suis pas un super fan de Petrowski, mais j’adore les profils qu’elle nous offre à l’occasion dans les pages de La Presse. Cette semaine, elle nous présente Massimo Guerrera - qui à quelques coins de rue de chez moi, créé des continuellement.
Massimo Guerrera: un étrange rapport à l’art
Nathalie Petrowski
Résumer la pratique artistique de Massimo Guerrera n’est pas une mince affaire. Voilà un artiste qui, dans une même journée, peut dessiner, peindre, sculpter, photographier et agrémenter le tout d’une performance dansée. Prix Louis-Comtois 2008 de la Ville de Montréal, prix Ozias-Leduc 2001, Guerrera nous invite ces jours-ci dans son atelier, reproduit in situ dans une salle de la Triennale du Musée d’art contemporain. Dépaysement assuré.
Le jour de notre rencontre, Massimo Guerrera, né à Rome d’un père italien et d’une mère du Lac-Saint-Jean, s’est levé à 7h36, a fait sa première inscription dans son carnet à 7h58 avant de s’asseoir par terre dans son atelier, jambes croisées, corps bien droit, cheveux noirs remontés en chignon, et de méditer pendant deux heures et demie.
Puis, à 11h, portant toujours ce qui ressemblait à un costume de karaté couleur crème, il m’ouvre la porte de son atelier, un ancien dépanneur, à l’angle des rues Adam et Bennett, qu’il a acheté pour une bouchée de pain, il y a 17 ans, et qu’il a repeint entièrement en blanc. Dans cet atelier, comme dans sa reproduction au Musée d’art contemporain sous le titre La réunion des pratiques, tout est rangé, classé, ordonné avec une symétrie qui frôle le trouble obsessionnel-compulsif.
«Il ne faut pas se fier aux apparences, me prévient Massimo. Je n’ai pas toujours été aussi ordonné et organisé. Même que pendant longtemps, ç’a plutôt été le contraire.»
Il m’offre un thé parfumé et un coussin en guise de chaise, puis me montre une pile de ses fameux carnets d’attention, des petits carnets noirs dans lesquels il inscrit toutes ses activités quotidiennes avec une calligraphie gracieuse, qui est une oeuvre d’art en soi. Le jour de notre rencontre, il a inscrit le chiffre 1059, signe que l’exercice durait depuis déjà 1059 jours.
«Tout a commencé à Chicoutimi, me raconte-t-il, je venais de donner un séminaire de trois mois à l’université. En attendant l’autobus qui allait me ramener à Montréal, j’ai décidé à ce moment précis d’occuper cet espace-temps, puis dans le même souffle d’en faire un projet qui documenterait mes activités et qui serait une sorte de réflexion sur le temps.»
Trois ans et des poussières plus tard, les carnets noircis par sa très gracieuse calligraphie s’empilent dans son atelier. Jusqu’à quand? Massimo ne le sait pas et se fie sur son instinct et sur ce qu’il qualifie de finalité suspendue, un concept qui lui permet de retravailler et de modifier ses projets ad vitam aeternam.
De Rome à Pointe-Bleue
Nous nous lançons dans une longue discussion théorique dont je ne suis pas certaine de comprendre toutes les subtilités et qui, de toute façon, m’intéresse plus ou moins. Ce qui m’intéresse beaucoup plus, c’est de tenter de cerner à la fois l’artiste public, à la pratique visuelle très forte, et le personnage intime, né d’une improbable union entre une Québécoise pure laine, enseignante de son métier, et d’un peintre italien dont elle s’est séparée, et qui tient aujourd’hui un bar à Taormina, en Sicile.
À la fin des années 70, Massimo Guerrera est arrivé à Montréal avec sa mère et son nouveau conjoint, Antonello, spécialiste de la réparation de machines de cappuccino. Mais pendant sa première année au Québec, le petit Romain, âgé de 11 ans, a été parachuté avec sa mère à Pointe-Bleue dans une réserve innue du Saguenay-Lac-Saint-Jean. C’était en effet le seul poste d’enseignante que sa mère avait pu trouver après une absence du Québec de plus de 16 ans.
Autant dire que ce bain brutal dans le grand désert blanc du Nord québécois a eu un impact majeur sur le petit Massimo. Sans doute que le blanc dont il s’entoure dans son atelier et qui se retrouve dans ses toiles, où le fond blanc se heurte au trait noir de ses dessins anatomiques, à la limite de l’autopsie médicale, en est une des résultantes.
Massimo me le confirme. «C’est clair que de quitter Rome et d’être plongé dans la neige et le froid, puis de voir ces vieilles dames de Pointe-Bleue tanner des peaux et découper des carcasses de caribou a dû me marquer et m’influencer», concède-t-il.
Art relationnel
Au bout d’un an, Massimo revient avec sa mère et s’installe au coeur du Plateau. Grand dévoreur de bandes dessinées, il dessine beaucoup, mais déjà, à ce moment-là, la pratique exclusive du dessin ne le comble pas. Alors il danse, un peu, beaucoup, passionnément, à un tel point qu’il se demande s’il ne devrait pas devenir danseur plutôt que graphiste ou dessinateur.
Finalement, le dessin l’emporte. Il s’inscrit en graphisme au cégep d’Ahuntsic, puis à l’UQAM en arts, où il épouse le grand courant du moment: l’esthétique relationnelle, mouvement international théorisé par Nicolas Bourriaud dont l’adage est: l’art est un état de rencontre. Évidemment, qui dit rencontre dit interactivité, mais l’art relationnel va plus loin en tentant de montrer comment les relations humaines reconfigurent les pratiques artistiques et de produire ses propres formes nées de cette rencontre entre l’artiste et les autres.
Massimo Guerrera, considéré comme un pionner de l’esthétique relationnelle au Québec, a poussé la théorie en faisant de ses rencontres et de ses collaborations avec les autres le pivot de sa pratique.
«Par exemple, explique-t-il, tout ce que vous retrouvez dans mon installation à la Triennale, les oeuvres sur papier, les épreuves numériques, les bandes sonores, le bois, le plâtre, les os, le silicone, les Post-it, tout cela vient d’une interaction avec les autres et tout cela va bouger et évoluer tout au long de l’exposition. Ce que je cherche par cette démarche, c’est d’inviter les gens à se questionner sur ce qu’il y a derrière chaque objet, chaque geste, chaque petit bout de papier.»
Zen
Il y a environ huit ans, Massimo Guerrera s’est mis à la méditation et au yoga shamata, conçu pour dissiper la confusion des esprits et pour faire de l’esprit un allié plutôt qu’un ennemi. Sa source d’inspiration était Chögyam Trungpa, moine tibétain et fondateur de l’Université bouddhiste Naropa, à Boulder, au Colorado, une institution très liée à la contre-culture américaine, où, notamment, Allen Ginsberg a longtemps enseigné.
Au début, Massimo méditait quelques heures par semaine. Aujourd’hui, la méditation fait partie intégrante de sa vie et de sa démarche artistique et l’a poussé à examiner encore plus en profondeur le rapport à l’autre, tout comme la question du sacré et de la spiritualité en art.
Même si dans la vie, Massimo est le type le plus zen en ville, ses dessins, tableaux et sculptures n’ont rien de serein ni de tranquille. Corps charcutés, mutilés et vidés de leur contenu, figures anatomiques qui se déploient dans un enchevêtrement de tiges ou de fils suspendus comme ceux des marionnettes, son art est non seulement étrange, il est aussi tourmenté et ancré dans le malaise.
«Oui, il y a un malaise et un inconfort dans ce que je fais. Il y a aussi un rapport médical et anatomique au corps qui me vient de la Renaissance italienne. Beaucoup de ma pratique est une sorte d’investigation sur l’intériorité. Je me suis longtemps demandé ce qu’il y a à l’intérieur de moi, de nous tous en fait. Ce que j’ai trouvé, c’est que ce qu’il y a à l’intérieur, notre identité, est une pure construction. Ça ne veut pas dire qu’on est du vide ou de la merde. Au contraire, on est tous mus par une énergie de vie qui est notre essence fondamentale.»
À peine entré dans la quarantaine, Massimo Guerrera rêve d’ouvrir dans les années qui viennent une école d’art et de méditation à laquelle il consacrerait tout son temps. On pourra en avoir un avant-goût dans une série d’ateliers méditatifs et de causeries performatives qu’il donnera au Musée d’art contemporain en novembre et en décembre, parfois seul et parfois avec des collaborateurs comme l’actrice Céline Bonnier (14 décembre), le chef Matthieu Rivet (26 novembre), et le vidéaste Stéphan Ballard (7 décembre). Ces séances seront l’occasion pour le public de rencontrer l’artiste, ou mieux encore, de devenir le matériau même de son esthétique relationnelle
“(Montréal) Un sondage réalisé auprès des touristes en visite au Stade olympique identifie plusieurs lacunes dans les services proposés par la Régie des installations olympiques, gestionnaire de l’infrastructure. On y déplore le mauvais rapport qualité-prix associé à l’Observatoire, la malbouffe du restaurant et la fermeture du funiculaire tôt en soirée.”
Article via La Presse Affaires.
Tel que lu dans La Presse aujourd’hui : Passage japonais à HoMa
Robert Beauchemin
La Presse
Sacré quartier tout de même, Hochelaga-Maisonneuve! Lieu de rencontre (et juxtaposition) de plusieurs mondes: petits bourgeois dans la trentaine, ouvriers et assistés sociaux qui se croisent et se toisent. En tout cas, les nouveaux commerces qui s’établissent par ici s’adressent davantage aux premiers qu’aux seconds.
Sata sushi, un petit bar à la japonaise et lieu très convivial qui se consacre exclusivement aux sushis, s’est installé dans le quartier il y a cinq ans. Dans un décor simple avec beaucoup de bois, quelques miroirs dans des cadres baroques, on n’y trouve que quelques tables, une banquette et des tabourets, réunis autour d’un vrai bar où l’on peut simplement se faire dire «irrashaimase».
J’aime beaucoup cette adresse, tenue avec souplesse, mais où la nourriture est faite à la minute où vous la commandez et où les compositions, si elles ne sont pas toujours authentiquement nippones (les sushis y sont moins sauvages, moins perturbants), sont néanmoins parfaitement adaptées à nos limites culturelles. Ici donc, pas d’oursin ou de méduse séchée, ni de tentacules de pieuvre bouillis, rien que du saumon, du thon, des pétoncles, mais aussi du crabe et du homard.
Deux femmes itamae (rarissimes en Asie), l’une tatouée de haut en bas, l’autre coréenne, préparent, découpent et assemblent les petites bouchées d’une impeccable fraîcheur dès le moment où vous les commandez. Ce n’est pas surprenant que l’endroit attire des amateurs, sans parler des habitants du quartier qui en commandent pour aller les manger devant le match de hockey. Que vous pouvez voir parfois sur place aussi, comme le soir où nous y étions.
Il y a quelque chose d’important en cuisine: on tâtonne, on a envie, on a de la bonne volonté, mais on craint toujours le bâclé des franchises à sushi qui poussent comme des champignons partout en ville. Et puis, au bout du compte, on est émerveillé et ravi quand on apprend quelque chose de cette cuisine si originale, quand elle sort des sentiers battus. Et les sushis qui sont présentés ici - surtout à la carte, les combos étant surtout destinés aux néophytes - sont exceptionnellement fins et modernes.
Du goût en miniature
Nous commençons avec des sushis «tenus dans la main», les nigiris, coiffés d’un petit pétoncle et garnis de quelques tranches de ciboules, présentés sur une belle assiette blanche. Puis de makis aux asperges et assaisonnés avec un peu de sauce teriyaki. Ensuite, du thon blanc gratiné sur une feuille de soja. Magnifique. Un peu croustillant, étonnant même. Avec ce plat, des algues wakame émincées finement et assaisonnées aux graines de sésame rôties. On continue avec des makis enroulés dans des feuilles d’algues nori, mais farcies de chair de crabe, pétante de fraîcheur, dans lequel on a mis un peu de concombre, de l’avocat, de la mayonnaise épicée et de la noix de coco. Le résultat, encore une fois, détonne avec les lieux communs. C’est si beau, ces miniatures, délicates, subtiles et pourtant tellement goûteuses.
Du reste, vous vous prenez vous-même au jeu des baguettes avec lesquelles vous faites des maelströms de doigté pour tenir ces bouts de riz humide, de chair de poisson et de légumes marinés. C’est un peu comme si on nageait au milieu d’un récif de corail, avec toutes ces couleurs, ces textures. On regarde ces sushis les yeux écarquillés. Puis voici encore des pétoncles, mais avec de la patate douce et de l’avocat, relevés d’une pointe d’épices indéchiffrable. Et du homard frais, moite, qui contraste avec un peu de tempura croquant, du caviar, de la laitue, enroulée dans ces bouchées de riz vinaigré qui sont toutes différentes les unes des autres.
Nous nous régalons et l’itamae nous jette un regard complice derrière son comptoir, fière de nous présenter des sushis qu’elle assemble à mesure qu’on les commande, ce qu’il faudrait toujours faire au fond. Nous terminons sur un B-52, cette version inventée quelque part sur le boulevard Saint-Laurent par un cuisinier particulièrement inspiré, un sushi de saumon grillé, de thon cru, un brin d’épices, des légumes, du teriyaki. C’est tout simplement délicieux!
Nous ne pouvons que soupirer d’aise devant cette maison qui fait preuve d’une petite ambition, assez joliment tournée autour d’une cuisine en minuscule, goûteuse et nord-américanisée, mais faite avec soin et précision.
3349, rue Ontario E., 514-510-7282
Prix: Les combos de 14 à 64 morceaux sont proposés entre 10$ et 48$. Les duos typiques à la carte: entre 3$ et 7$. On peut compter une centaine de dollars avec le saké pour deux, les taxes et le service et une sélection impressionnante de bouchées.
Faune: Imaginez-la un peu jeune, dégingandée, sans postures. Une assez bonne pulsion générale.
Service: Efficace, sympa, comme si on se connaissait bien.
Vin: Courte carte, quelques sakés et bières. Ce qu’il faut.
+ Une salle de bain parmi les plus attrayantes que j’ai vues. On aurait presque envie de s’y installer pour lire un bouquin.
- On ne voit pas les poissons dans le comptoir, opaque, qui sépare les itamae des clients. Bon! C’est vrai que nous ne sommes pas à Tokyo!
On y retourne? Oui, chaque fois qu’on aura une envie de chair marine.
Près de chez moi il y a un dépanneur 24h. Il est sérieusement ouvert 24h/24h - je ne l’ai jamais vu fermé…et on dirait qu’il y a toujours quelqu’un là à l’intérieur ou à l’extérieur à flâner. Mon quartier ne dort pratiquement jamais, il y a toujours quelque chose qui se passe quelque part. Mais c’est pas toujours du “beau” monde qui se promène dans les rues le soir, tsé veut dire…
Néanmoins, avec cette histoire des résidents du Plateau qui veulent dormir en paix maintenant (fallait s’en douter que cela allait arriver un jour), les proprios de bars et de cabarets de musique doivent bien se demander quoi faire…Une solution plausiblele est de déménager dans Hochelaga-Maisonneuve !
Sur Ste-Catherine-Est nous avons une panoplie de locaux qui sont vides et qui ont besoin d’un peu d’amour - des places qui pourraient être “votre” place pour pas cher pas cher ! Les résidents vont-il se plaindre ? Non, on est pratiquement habitués à avoir un peu de bruit le soir et la nuit. À vrai dire, j’aime mieux voir un hipster désambuler Sainte-Cath qu’une vieille prostituée au coin qui se renifle les doigts pour une miette de coke.
L’arrondissement procèdera sous peu au réaménagement de la rue, c’est le temps idéal pour prendre vos meubles dans vos bars huppés du Plateau et les déménager dans notre coin ! Le bistro In Vivo déménagera sous peu au coin de De-La-Salle et Ste-Cath, ça vas mettre un peu de vie dans le coin, mais faut pas lui laisser le monopole quand même !
Alors Hipsters du Plateau, laisser derrière vous ce vieux Plateau démodé conquit par des proprios qui veulent la paix dans leurs condo de 700 pi2 qu’ils ont payés 320 000$ et amenez-vous dans HoMa où on vas vous accueillir avec plaisir !
L’article d’Anabelle Nicoud dans La Presse ici.
Catherine Handfield
La Presse
Une fausse alerte aux véhicules piégés a semé l’émoi pendant près de neuf heures, mardi, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Les fourgonnettes suspectes étaient garées devant un immeuble en construction qui avait récemment été ravagé par un incendie.
L’affaire a débuté vers 11h30, lorsqu’un homme a appelé le 911 d’une cabine téléphonique pour dire qu’il avait posé deux bombes dans deux véhicules à l’angle des rues Jeanne-d’Arc et de Rouen.
Les policiers se sont rendus à la cabine téléphonique, à l’angle de la rue de Rouen et de l’avenue Bourbonnière. À l’intérieur, ils ont découvert une note qui précisait que les bombes avaient été posées dans deux fourgonnettes, l’une blanche, l’autre verte.
Les policiers ont effectivement découvert les véhicules à l’endroit désigné. Bien que ce genre d’alerte soit rarement fondé, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’a pris aucun risque.
Les policiers ont dressé un vaste périmètre de sécurité entre l’avenue Valois, le boulevard Pie-IX et les rues Ontario et Hochelaga. Une centaine de personnes ont été évacuées, dont les enfants et le personnel d’un centre de la petite enfance.
Les artificiers et le robot du SPVM ont été dépêchés sur les lieux pour inspecter les véhicules. En soirée, les policiers ont repéré un objet considéré comme «suspect» dans l’une des fourgonnettes. Mais vers 20h15, le SPVM a confirmé qu’il s’agissait d’une fausse alerte et que l’objet - qui n’a pas été identifié - ne présentait aucun danger. Au moment de mettre sous presse, aucun responsable n’avait été arrêté.
Les véhicules suspects étaient garés devant un immeuble en construction qui avait été la cible d’un incendie probablement criminel en janvier dernier. Les dommages avaient été évalués à plusieurs dizaines de milliers de dollars.
Les responsables sont-ils des opposants à l’embourgeoisement du quartier Hochelaga-Maisonneuve? «Pour l’instant, nous ignorons les raisons qui ont incité le ou les suspects à agir ainsi», a indiqué le sergent Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM.
Cette affaire n’est pas sans rappeler une série de fausses alertes survenues en 2004. Du 5 au 7 janvier, le «comité antigentrification» avait déposé huit fausses bombes devant des chantiers et des bureaux de vente d’appartements en copropriété dans les quartiers Rosemont et Hochelaga-Maisonneuve. Après un peu plus d’une semaine d’enquête, l’auteur des méfaits, âgé de 20 ans, avait finalement été arrêté.
La question de l’embourgeoisement est toujours d’actualité dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où plusieurs immeubles en copropriété ont été construits dans les dernières années. En mars, les organisateurs de la manifestation contre la brutalité policière ont choisi d’organiser leur marche dans le quartier pour dénoncer son embourgeoisement.
- Avec la collaboration de Daphné Cameron
***Note de HelloHoMa: le clash des résidents dans HoMa est quelque chose de très présent. On le resent un peu partout - tant sur notre propre rue qu’au parc par exemple. Les nouveaux arrivés sont toujours un peu surveillés par les gens du coin. Nous savons que nous nous imposons mais en même temps, plusieurs d’entre-nous ne voulons que vivre dans un quartier sécuritaire et agréable - peut-on considérer comme embourgeoisement le fait qu’on chasse les prostitués, qu’on ferme les salons de “massage” et qu’on porte plainte sans remors à la police pour les abus de bruits la nuit ? Non. C’est du simple GBS (gros bon sens).